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Soleil de Jeu

Chaleur extrême et compétition : le stress thermique du joueur

Par Publié le 19 octobre 2026 Mis à jour le 19 octobre 2026 4 min de lecture

Footballeurs buvant à une pause de rafraîchissement lors d'un match par temps très chaud.
Jouer par forte chaleur. La chaleur extrême est devenue un sujet de compétition : des joueurs réclament plus de protection, notamment des pauses et des horaires adaptés. Le stress thermique s'ajoute à l'exposition aux UV. Hydratation, ombre, pauses et créneaux moins chauds sont les leviers à la portée des clubs.

« Chaleur extrême et compétition : le stress thermique du joueur » : ce qui suit va à l’essentiel, sans détour. Comprendre les enjeux de la chaleur sur les compétitions et ce que réclament les joueurs. Les sections, dans l’ordre : les faits, ce qui l’explique et les éléments de décision. Public visé : des joueurs et joueuses amateurs ou licenciés (tennis, golf, football, pétanque, running…), ainsi que des parents, éducateurs et responsables de clubs qui pratiquent ou encadrent le sport en plein air.

Les faits

Repère chiffré : En France, plus de 100 000 nouveaux cancers de la peau sont recensés chaque année et l'incidence du mélanome a été multipliée par cinq entre 1990 et 2023.

En chiffres : Selon Sante.fr, 65 à 95 % des mélanomes cutanés sont causés par l'exposition au soleil, et les coups de soleil intenses de la petite enfance sont reconnus comme facteur de risque de mélanome.

Tendance : les footballeurs professionnels ont adressé à la FIFA une lettre ouverte réclamant plus de protection contre la chaleur pour la Coupe du monde 2026.

Repère de fond : les traitements des cancers cutanés sont d'autant plus efficaces que la détection est précoce.

Ce qui l’explique

À poser d’abord : le coup de chaleur d'exercice (hyperthermie d'exercice) se définit par une température corporelle centrale supérieure à 40 °C, voire dès 38,5 °C, associée à des troubles neurologiques. À confronter à votre propre situation.

Repère de fond : le coup de chaleur se manifeste par une sensation de chaleur intense, une rougeur de la peau, des troubles du comportement (de l'hébétude à l'agressivité), une démarche titubante, une fatigue et une soif intenses, des crampes, des nausées ou vomissements, voire un coma mortel.

À poser d’abord : les adolescents et les adultes qui pratiquent des activités physiques intenses et prolongées font partie des personnes exposées au risque de coup de chaleur, au même titre que les enfants et les personnes âgées ou fragiles. À confronter à votre propre situation.

Les éléments de décision

Les points à peser avant de décider :

  • Les premiers signes de déshydratation sont la soif, la bouche sèche et une baisse du volume des urines, qui deviennent foncées ; à un stade avancé apparaissent fièvre et parfois troubles du comportement ou perte de conscience.
  • Parmi les facteurs aggravant le risque de coup de chaleur à l'effort figurent un âge supérieur à 40 ans, l'obésité (IMC supérieur à 30), un niveau physique insuffisant ou une mauvaise préparation, le trait drépanocytaire et certains médicaments (diurétiques, antidépresseurs, anti-inflammatoires).
  • La chaleur provoque, selon les joueurs, vertiges, fatigue et crampes musculaires, et réduit la performance.

Les pièges à éviter

À éviter — les bronzages en cabine ne préparent pas la peau au soleil : les UV artificiels s'ajoutent à l'exposition solaire et augmentent le risque de cancer.

Pourquoi la chaleur inquiète-t-elle les joueurs ?

Conseil pratique : le ministère des Sports déconseille de commencer une activité par forte chaleur si l'on n'est pas entraîné, si sa condition physique n'est pas bonne ou en cas de maladie chronique, même bien contrôlée.

Repère chiffré : plus de 80 % des cancers de la peau sont liés à une exposition excessive au soleil, notamment dans l'enfance.

Conseil pratique : choisir une tenue de couleur claire et refroidir rapidement, en moins de 30 minutes, une personne victime d'un coup de chaleur d'exercice fait partie des mesures recommandées.

Quelles mesures d'organisation peuvent aider ?

En chiffres : les cyclistes du Tour de Suisse étaient exposés à environ huit fois la dose minimale d'UV nécessaire pour provoquer un coup de soleil, selon une étude publiée dans Sports Health.

À faire — la méthode ABCDE : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur non homogène, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution ; un seul critère justifie un avis médical.

Le mot de la fin

Nous avons vu, dans l’ordre : les faits, ce qui l’explique, les éléments de décision et les pièges à éviter. Revenez à la section utile au moment où la question se pose.

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Sources citées


Ce site informe et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un dermatologue : faites examiner toute lésion de la peau qui change d'aspect.

Aucune protection solaire n'offre une protection totale : la crème ne permet pas de prolonger le temps d'exposition.